Chapitre 1

Nous retrouvons tous les combattants que nous avons affrontés aux abords de l’océan. Certains se donnent des coups de pattes pour se félicité de leurs exploits. D’autres ne font que parler, d’autre encore, vont simplement se laver dans les eaux tièdes de l’océan soit pour se débarrasser des odeurs qu’ils ont acquiert au court de cette longue épreuve ou simplement pour enlever les restants de vitre qu’ils ont d’incrustés dans leur fourrure, tout comme moi. Pendant que Zao se fait féliciter pour ses quelques exploits mémorables et ses quelques nouveaux records qu’elle vient d’établir, moi je délaisse ma guitare et je marche tranquillement vers les lames bleues et tièdes tout en enlevant mon gilet de protection. Puis, en y repensant, je le garde avec moi pour aller me tremper puisque les odeurs sont incrustées dessus, lui aussi. Finalement, je me suis bien fait avoir, le vent est tiède mais l’eau est froide, c’est très contraste et ça rends l’eau encore plus froide à mes yeux. Mais bon, il faut ce qu’il faut. Je reste près de la rive et je plonge vers le fond, histoire de vraiment me sentir bien lorsque j’en ressortirai. Quelques autres loups remontent déjà vers la surface, moi j’attends encore un peu pour me frotter un peu contre le sable boueux du fond. Une fois que je suis bien fangeuse, je remonte rapidement pour me débarrasser de tout cela et reprendre mon souffle.


J’expire un grand coup à la seconde où ma tête sort de l’eau. Je n’entends aucun clapotis dans l’eau, aucun bruit, ni même sur la terre ferme. Visiblement, je suis attendue…Encore. Je déteste ça ! On dirait que tout le monde attend que je fasse quelque chose avant de commencer une autre chose bien plus importante ! C’est chiant ! J’ose lever les yeux vers la rive pour y apercevoir tout ces yeux qui me fixent et me méprise. Je leur briserais leur mine, moi ! Ça ne me ferait que du bien ! Mais je me dois de rester calme pour avoir le droit de rester en société… Société ma queue ouais ! Je continue de rager tout en approchant du rivage. J’entends le Général Diex commencer la cérémonie et je me presse un peu plus même si, le connaissant, il attendra mon arriver avant de dire quelque chose de bien important. Une fois que mes fausses pattes touchent le fond sablonneux de la plage, je fais un petit saut de six mètres et j'atterris juste derrière la mêler, exactement à l’endroit où j’ai laissé ma précieuse guitare. Je me secoue violemment pour vider mon pelage de l’eau puis j’écoute ce que ce cher Diex a à annoncer.


  • Merci Asaka d’enfin te joindre à nous. Bon, comme je le disais, vous êtes tous des vainqueurs pour avoir participé à cet entraînement particulier, mais vous ne pouvez pas tous faire la prochaine mission. C’est pour cela que…


Zaoma s’approche de moi et me fait un clin d’œil de complicité. Je lui réponds avec un petit sourire du coin de la lèvre. Elle sourit puis se retourne pour faire face au soleil du matin. De ce fait, la cérémonie se trouve dans son dos, ce qui la force à bouger ses petites oreilles rouges pour mieux entendre les conversations. Les deux pattes antérieures placées derrière sa tête, elle ne semble pas être entièrement là. Je replonge dans le discours au moment que j’attendais le plus.


  • tout ceci additionné nous vaut le pointage que vous avez à coté de votre nom. Le fait que vous étiez en équipe avec d’autres à été pris en compte, pour les quelques rares qui formaient des équipes. Alors voici sans plus attendre les trois meilleurs gardiens qui formeront le trio d’élite de cette mission de la plus haute importance. Au premier rang, pour son courage, sa détermination, sa force impressionnante et ses talents au corps à corps, Asaka Kyousou.


Moi qui m’attendais à être bonne deuxième comme d’habitude… je suis heureuse de savoir que, pour une des rare fois, je suis meilleur que ma sœur. DANS LES DENTS ZAO ! Malgré mon excitation, je reste calme et fait un simple signe de la main à tout ceux qui m’applaudissent ~de mauvaise foie. Un petit sourire retenu pour qu’ils soient presque heureux pour moi et la cérémonie continu.


  • En seconde position, pour ses talents légendaires au fusil sniper, sa logique des choses, son aide précieuse pour le membre de son équipe et pour son savoir des meilleures positions pour obtenir les meilleurs angles de tir, juste derrière sa sœur, Zaoma Kyousou.


Elle ne se donne même pas la peine de se retourner, mais sa queue oscillant vivement de gauche à droite la trahit. Je la siffle pour la féliciter mais certains semble comprendre d’autres choses et me regardent d’un mauvais œil. Tant pis pour eux s’ils sont ignares et incapable de toute fierté pour autrui!


  • Calmer-vous, calmer-vous. Bon, personne n’est vraiment surpris de voir ces deux-là grandes gagnantes, mais le troisième et dernier gardien qui fera partit de l’équipe spéciale vous étonnera un peu plus, j’en suis certain. Pour son score frôlant celui des sœurs Kyousou, Niu Rotos, tu es le chanceux à suivre les louves dans cette histoire.


MERDE ! PAS LUI ! N’importe quoi mais pas lui ! Je sens que je vais détester cette mission, peut importe ce qu’elle va être ! Je jette tout de même un regard vers le misérable et ce que je vois m’hérisse. Je frissonne de tout mon corps, le voyant se prendre pour un grand champion incontestable. Il n'est vraiment rien d’autre qu’un pathétique… un… je ne sais pas quoi ! Mais il l’est ! Zaoma s’est retournée et le dévisage, elle aussi. Mais ce n’est que trop peu. Ce nul ne nous voit même pas. Général Diex fait signe à tout le monde qu’ils doivent partirent puis il nous pointe, Zao et moi pour qu’on le suive, probablement. Je m’approche docilement, tout en soupirant. Vraiment, être au prise avec Niu, quel galère ! Sans parler, le général commence à marcher vers le lieux d’entraînement. Seul lui à le droit d’entrer avec ceux qui l’accompagne lors de non-épreuves. Ce qui prouve que ce qu’il veut nous dire est de la plus haut importance et devra rester secret. Il peut compter sur nous deux, mais Niu… c’est une tout autre histoire. Je jure sur mes oreilles que s’il dit quoique se soit à qui que se soit, je le poursuis pour divulgation de secrets de défense … ou d’attaque, je sais plus. Le soleil se cache, le vent souffle de plus en plus fort, mon épaisse chevelure bleue est pratiquement à l’angle du sol.


J’ai faim… j’ai vraiment faim…quatre jours sans manger… normalement, ça ne serait rien du tout,quatre petits jours…mais en situation de combat comme ces derniers jours, c’est tout autre chose. Aussitôt que tout ceci est terminé, je courrai dans les bois et je me chasse un gibier de la grosseur d’un blaireau ou encore mieux, deux ou trois lapins. Goinfre un peu, mais dans le pire des cas, j’en donnerai à Zaoma. Je sors brusquement de mes pensées avec une gifle derrière la tête. Il y a vraiment juste ma sœur pour me ficher des taloches dans des moments aussi sérieux… Quoique, j’avoue, je ne suis pas vraiment meilleure moi-même en lui tirant la queue en plein test d’aptitudes final… Finalement, Diex nous a fait entrer dans une maison tout ce qu’il y a de plus ordinaire. Toit en angle, impossible de marcher dessus avec de vraies pattes, murs fait de troncs finement tranchés pour faire de larges et minces bandes verticales. Plancher est le sol, soit une douce verdure. Deux portes seulement malgré les cinq pièces. Nous entrons dans une des pièces cachée par une porte. Contrairement à ce que je m’attendais, ce n’est pas une salle de repos, ou encore moins une salle de… enfin bref, ce n’est pas ce que je pensais, c’est simplement un grand trou noir, sûrement très profond. Sans hésiter, notre grand et large chef saute dans le trou et ce n’est que dix secondes plus tard que je l’entends tomber au sol. Ce poltron de Niu avale difficilement sa salive avant de sauter lui aussi. Ce qui me rappelle qu’il n’a jamais affectionné le noir. Même si notre vision est irréprochable la nuit, Rotos trouve le tour d’avoir peur ! Zaoma me botte les fesses et je tombe lamentablement dans le trou à mon tour. Durant ma chute je garde mes yeux gris vers le fond, puis, lorsque le temps est écoulé, soit huit secondes, je me place pour toucher terre sans me faire mal et j’en profite pour choisir une belle pose en même temps. J'atterris ma patte postérieure droite devant moi, la gauche allongée derrière, mon membre avant gauche dans mon dos et l’autre au sol, la tête droite, un large sourire au visage. Zaoma, elle, poser patte droite comme une bar. Elle se fiche de ma gueule puis nous continuons notre marche, suivant l’odeur du général, puisque ce dernier c’est volatiliser.


Je lui fiche un coup sur l’épaule pour lui faire payer ma descente. Elle me pousse et je perds l’équilibre. Je tombe au sol puis me relève et la plaque violemment contre le mur. Elle me mordille une oreille et moi je l’empoigne par les jambes et la soulève dans les airs pour la jeter par terre. Agenouillée, elle me fiche un coup au ventre. Ça ne me fait pas très mal, mais je grimace tout de même. Je profite du fait qu’elle reste au sol et je lui saute dessus. Sur son dos, je me retourne et lui tir doucement sa queue. D’un bon elle me jette au sol et plonge sur moi pour me faire un savon. Sa patte frotte vivement mon crâne entre mes deux oreilles et ça brûle! Loin de m'avouer vaincue, j’avance contre elle mais je n’ai pas le temps de rien faire d’autre que Diex nous sépare. Vraiment ! C’est pas possible ! Niu prends un air voulant nous dire ‘franchement, vous n’avez pas honte de vous chamailler à votre âge !’ J’m’en fiche. Royalement en plus ! Diex nous ordonne de nous calmer et de cesser nos enfantillages. Lui aussi je m’en fiche, tiens ! Quoique, en même temps, il pourrait aussi bien nous enlever cette mission. Ce n’est pas qu’elle m’importe, mais je ne la laisserai pas à Niu, ça c’est certain. Me chamailler avec Zaoma, me rappelle de bons souvenirs. Surtout des souvenirs d’enfance. Des souvenir de louveteau. Simplement parce qu’après être passé à l’âge de loup mature, c’est mal vu de ce battre amicalement. Les seuls raisons de se battre de nos jours sont soit pour obtenir un rang voulu, soit dans la société ou pour se nourrir ou encore pour un règlement de compte. Parfois aussi simplement pour attirer l’attention ou s’entraîner, mais pas pour le plaisir. Ma sœur et moi, c’est justement la seule raison qu’on a de se battre, le plaisir. Parce lorsqu’on veut se faire entendre de l’autre, c’est plutôt simple, on aboie, on hurle mais surtout, on pointe son arme sur l’autre d’un air super sérieux.


Finalement, après encore quelques minutes de marche, on arrive dans une pièce gardée par deux jeunes mâles. Je souris à l’un d'eux. Je ne lui fais pas de l’œil, loin de là. Je ris simplement de lui. Mais ça me rappelle des souvenirs. Tout les gardiens on déjà passé par quelque chose comme ça. Moi c’était de garder une petite meute de jeunes louveteaux pendant quelques jours. Ils ont étés impitoyables ! De vraies pestes ! Général Diex ordonne aux gardes de rentrer chez eux et de barrer la porte en sortant. Zao s’assit au sol, les pattes croisées. Moi je m’adosse au mur derrière moi, puis Diex commence son speech.


  • Vous l’aurez deviné, si je vous ai fait venir jusqu’ici c’est que ce qui ce dira entre ces murs devra rester totalement confidentiel. Si quelqu’un ici divulgue ces informations à qui que se soit, un châtiment mémorable lui sera imposé. Bon, comme vous le savez, jamais personne n’a réussit à envoyer quelque chose vers le ciel sans que cela nous retombe dessus dans les trois jours suivant son envoi.

  • Apprenez- nous quelque chose d’utile voulez-vous ! Râle Niu.

  • Tu te la ferme ou je te jure que tu ne diras plus rien pour très longtemps ! Non mais il ne va pas commencer son petit manège tout de suite quand même !

  • Merci Asaka, mais je n’avais pas besoin de toi pour gérer la situation. Enfin bref...il y a environ un mois, alors que tous vivaient paisiblement, un objet s’est abattu en pleine forêt, entre la cité d’Escat-vox et ici. Il m’a prit près de trois semaines pour amener cette chose à Nouak. Aussitôt rendu ici, je l’ai enfouit dans cette pièce caché par un faux mur.


Alors même que je me relève et que Zaoma se retourne, le général nous dit de laissé tomber.


  • Depuis le temps, je l’ai changé de place et j’ai effacé les odeurs. Ce que vous devez savoir, c’est que cette chose était faite de métal, donc elle provient de nos terres, mais pas de notre peuple.

  • Comment pouvez-vous en être certain, demandai-je.

  • L’objet, du taille imposante soit-dit-en-passant, avait de bizarres symboles de dessinés sur la couche de fer la recouvrant et à l’intérieur.

  • À l’intérieur? Vous avez vu à intérieur ? demande Zao.

  • Si j’ai vu à l’intérieur ? J’y ai même mis patte dans son antre ! Les étranges odeurs que j’y ai senties me font croire à l’existence d’une autre race évoluée, sur un autre territoire.

  • Impossible ! C’est parfaitement impossible et vous le savez ! Et puis quoi après ? Vous allez nous faire croire en l’existence des humains ? Je ne suis plus un louveteau Diex, vous ne me ferez pas croire de telles idioties !

  • Que vous y croyez ou pas ne m’importe le moins du monde ! Niu, vous allez faire cette mission et ce, sous les ordres d’Asaka…


Moi ? Sérieusement ? Je vais pouvoir diriger cette mission ? Vraiment ? Génial ! Ça c’est une très bonne nouvelle !


  • Et restez poli, je ne suis pas un de vos amis. Je suis votre chef et vous n’avez aucunement le droit de prononcer mon prénom sans mon titre si durement gagné !

  • Pardonner mes mots, mais je refuse de faire une mission aussi grotesque et encore moins sous les ordres de cette…

  • ATTENTION À CE QUE TU VA DIRE ! JE TE SIGNALE QU’À PARTIR DE MAINTENANT JE SUI TA SUPÉRIEUR ET QUE J’M’ATTENDS À DU RESPECT DE TA PART !


Niu me gronde après aussitôt mais un simple aboiement de ma part le ferme là.


  • Quoique tu puisses dire, Niu, ma sœur t’as battue sur tout les points. Elle m’a même dépassée, moi, alors t’as rien à dire. Elle le mérite, un point c’est tout.


Je jette un sourire à Zao. Elle me répond aussitôt avec un clin d’œil. Ha, ces liens familiaux auxquelles rien ne résiste ! Il n’y a que ça de vrai. Mon ventre gémit sa faim, ce qui fait rire ma sœur et sourire notre général, légèrement néanmoins.


  • Comme j’allais vous dire avant d’être interrompu, votre mission consiste à vous diriger sur le territoire humain, s’il y à lieu, et de revenir ici en six jours. Si vous n’avez vu ne serait-ce que le plus petit îlot de terre en trois jours, faites demi-tour pour que nous sachions que vous êtes toujours vivant et non pas capturés, voir pire, et je prolongerai la durée de la mission. Si une autre contrée se dessine devant vos yeux, vous avez ordre d’y poser pattes. Mais ne vous faites pas remarquer. Ce n’est rien de bien méchant comme tâche, comme vous pouvez le constater.

  • Vous nous avez fait entraîner si durement durant près d’une semaine juste pour ça ?


Il ne peut vraiment pas se taire celui-là ! C’est agaçant à la fin !

  • Oui. Mais si les humains existent vraiment, ils sont sûrement très fort, grands, agiles, intelligents et d’autres qualités comprises. C’est pour cela qu’il nous fallait nos meilleurs gardiens. Ce qui est le plus important, mais vraiment important, c’est que vous reveniez avant ces six jours fatidiques puisqu’il se pourrait que l’objet que nous avons reçu soit une forme d’attaque ou bien un appareil pour nous espionner qui sait. Si, dans les six jours de votre départ nous recevons un autre… objet suspect, nous attaquerons aussitôt. La meilleure défense, reste l’attaque. Vous partirez dans trois jours. Je vous conseille de vous amener quelques vêtements. Le climat pourrait différer d’ici. Je sais très bien qu’ici pratiquement personnes ne porte de vêtements autres que le haut de l’armure et des pantalons très courts.

  • Ouais, c’est qu’il fait chaud avec ça sur le dos, plus notre fourrure !

  • Je sais Asaka. Je sais.

  • Sérieusement, j’envie les non-formés, simplement pour ne pas être obliger de porter de vêtements.

  • De toute façon sœurette, ta fourrure est trop légère pour que tu ne porte aucun vêtement.

  • J’envie Solk.

  • Et Solk t’envie justement parce que tu as beaucoup moins chaud qu’elle sous son manteau de poils.

  • Oui, je sais bien…


Reste que de porter des vêtements égale crever de chaleur… En vérité, ce n’est pas si terrible que cela. Pour être sincère, je n’ai même plus chaud, même en pleine saison verte. Je me suis habituée avec le temps, comme tout le monde. Je sais que Zao sait que je mens. Mais je n’aurais pas à mentir si tous les loups arrêteraient de chigner qu’ils ont chaud sous leurs vêtements. Lorsque je débarque et j’avoue ne pas avoir chaud, on me regarde bizarrement et je deviens presqu’une humaine à leurs yeux…pourtant je ne suis pas si différente d’eux ! J’ai simplement de fausses pattes. Il n’y a pas de quoi en faire un drame ! Eh puis, je ne suis pas la seule ! Sur cent, on est quatre à posséder de telles pattes. Et sur quatre, nous sommes trois des gardiens et nous sommes dans les meilleurs. Le quatrième est Enium, mon amour de loup. Je l’aime tant mon amour !


  • Bon, je vous laisse y aller, mais donnez moi toutes vos armes. Manger bien, dit Diex en me regardant un sourire à la babine, mais surtout, reposez-vous bien ! Il ne vous reste que trois jours !


Zaoma lui donne son sniper et son fusil de main, moi je lui laisse ma guitare et mon fusil et c’est le tour à Niu.


  • Merci, à la revoyure, dis-je.

  • À dans trois jours mon cher général, continu Zao.

  • Ouais c’est ça, grogne Niu.

  • N’oubliez pas, tout ce qui c’est dit est et doit rester confidentiel, précise Diex une dernière fois pendant qu’on s’en retourne chacun chez soi.


Je rentre tranquillement chez moi en passant par la forêt plutôt que par le rivage pour me trouver un lunch. Le vent souffle légèrement. Un air très doux emplit mes naseaux. Parfait. J’ai le vent à contre sens, ce qui améliore mes chances de manger ! Je salive juste à l’idée de manger un bon petit lièvre. Ou encore….je ne sais pas…j’en ai aucune idée, je veux juste bouffer. Le plus rapidement sera le mieux. J’arrête de marcher, je flaire les alentours et j’écoute attentivement les sons de la belle nature. Un léger craquement devant moi, légèrement sur ma droite. J’attends quelques secondes pour être certaine que je ne me suis pas fait repérée puis j’accoure vers ma proie. Je me concentre sur rien d’autre que l’odeur de celle-ci, un capucin, et sur un bon rock, Chopping Spree en l’occurrence. Il n’y a pas a dire, le rock et moi, on est complémentaire. Je cours entre les arbres. Saute par-dessus les branches trop basses, glisse sous les plus hautes. J’avance rapidement vers mon hors d'œuvre. Je l’entends faire de petits sauts rapides. Je le vois. Gris, longues oreilles. T’es à moi ! Je bondis vers l’avant et je m’étire la patte. J’t’ai eu ! D’un coup vif je le tue et je l’éventre tout en me remettant à marcher vers la ville. Je n’ai même pas besoin de me forcer pour trouver mon chemin, il y a tellement d’odeurs qui émanent de Nouak que c’est difficile de louper la cité. Je glisse le foie dans ma bouche et le déguste. Je penche ma tête vers l’avant pour éviter que le sang me coule tout dessus et tache mon armure et ma fourrure.


Quelques heures plus tard, lorsque j’arrive enfin chez moi – Oui je sais, je ne marche pas très rapidement, je profite de la tranquillité de la forêt dès que je peux – et j’entre aussitôt. La déesse lumineuse se couche au loin. Je referme aussitôt la porte derrière moi et hume l’air à plein poumon, pour savoir tout ce qui c’est passé depuis que je suis partie, quelques jours auparavant. Je suis agréablement surprise de flairer que mon Enium n’a pas fait grand chose. Paresseux comme il peut l’être parfois, je m’attendais à un vrai cauchemar que de remettre notre tanière à un semblant de propreté, mais tout est comme je l’ai laisser.


  • Ha, la belle et grande Asaka est de retour ! Ça va mon amour? me demande Enium en sortant d'une pièce à ma gauche.

  • Super ! Je vais très bien! Encore mieux depuis que je suis arrivée à la maison. Je l'embrasse vivement, profitant de ce moment si pur et parfait que je voudrais prolonger le plus longtemps possible. Ce moment magique qui transforme mon enfer en paradis sur cette planète. Ce moment qui efface mon passé, bloque mon futur et me fait abuser du présent.

  • Alors, la Grande Asaka a fait tourner des têtes?


La Grande Asaka. La GRANDE Asaka. Pratiquement tout le monde m'appelle comme ça. Non pas que je suis grande, mes oreilles sont à la même hauteur que la majorité des loups. Ce qui fait que je suis 'grande', c'est que je suis aussi grande qu'eux avec mes fausses pattes. Enium est plus grand que moi, mais certainement moins connu, alors personne ne l'appelle le Grand, sauf moi de temps en temps et quelques amis. Zao quant à elle, mesure environ 200 centimètres sans mesurer les oreilles, mais elle a de vraies pattes alors c'est bien normal. Moi, je mesure un petit 195 centimètres, juste derrière les 205 centimètres de mon amoureux. Bon, je dois avouer que ces chiffres sortent pas mal de nul part, ce n'est qu'approximatif. Mais c'est pas mal ça.


  • Tu parles que j'ai fait tourner des têtes! J'ai même eu l'honneur de diriger la mission!

  • Houa! Et puis? T peux m'en parler un peu de cette mission maintenant?

  • Heu...je ne suis pas supposée..

  • Allez, je ne dirai rien. C'est promit. Je te le jure sur mes oreilles!

  • Je ne sais pas...

  • Allez ! Tu peux me faire confiance!

  • Je sais, je sais ça, mais c'est confidentiel.

  • Et ça va le rester!


Eni me prend par la taille et me sert contre lui, un sourire chaleureux et charmeur au visage. Ha, lui et sa belle gueule! Vraiment, comment il fait pour m'avoir comme ça à tous les coups, je me le demande.


  • Bon, d'accord, dis-je . Je vais te le dire, mais ne dit rien à personne, c'est compris, lui chuchote-ai-je.

  • Jusqu'à ma mort, me chuchote-t-il.

  • Bon... ma mission consiste à aller sur le territoire des humains, mais je dois t'éviter les détails.

  • Tu quoi? Lance-t-il.

  • Moins fort! Il ne faut pas que ça s'ébruite.


Je sors de son étreinte chaleureuse puis je fais un saut dans la chambre. Il m'emboîte le pas. Je stop net, mais il continue et me pousse doucement sur l'amas de fourrures qui nous sert de lit. Il se penche au-dessus de moi et me bloque de chaque coté avec ses deux grands bras, je remarque qu'il à la queue haute, il ne plaisante pas.


  • Tu ne comptes quand même pas y aller?

  • Et pourquoi je n'irais pas? C'est mon job, et pour une fois que je commande une mission …

  • Des missions, tu en auras des tas. Des vies, tu n'en a qu'une. Je tiens trop à toi pour que tu meurs à cause des humains.

  • Les humains ont beaux être très fort, agiles et tout un tas d'autres qualités, je peux très bien me débrouiller, je suis une des meilleures après tout !

  • Je n'en doute pas une seconde, mais les humains... ça c'est trop.

  • Écoute, que tu le veuille ou non, j'irai sur l'autre continent et je ferai cette mission. Lorsque je reviendrai, je serai acclamée de tous et on aura droit à plusieurs choses qu'on aura jamais si je ne fait pas cette mission.

  • Les choses sont superficielles, ta vie...

  • Ma vie, ma vie, arrêtes de t'en faire pour moi, je vais y arriver. J'en suis capable. Pourquoi tu ne me fait pas confiance?

  • J'ai les aptitudes pour faire cette mission, sinon je n'aurais pas le droit de la faire.

  • Ce n'est pas ça... je veux...c'est simplement...je t'en pris, reste avec moi. S'il te plait.


Je repousse Enium et me lève lentement.


  • Désolé mon loup, mais je veux vraiment faire cette mission.

  • Tiens-tu à cela plus que mon amour?

  • Non bien sur que non.

  • Alors reste ici auprès de moi.

  • Désolé...


Je sors de la pièce, je prends quand même le temps de m'excuser une dernière fois à Enium mais celui-ci est déjà pris dans une conversation. Je regarde son micro blanc et je me demande ce que peut bien être la différence entre les micros de la population et ceux des gardiens excepter que ceux des gardiens ne communiquent qu'entre eux et sont noirs.


  • Asaka, qu'est-ce que tu fais, me demande justement Zaoma par l'entremise de nos casques d'écoute.

  • Là, rien du tout...Je viens simplement de me..., Je soupire puis laisse tomber, qu'est-ce qu'il y a?


Attendant une réponse de sa part, je sors de la maison et je me dirige vers la plage au Nord de la cité.


  • Es-tu certaine de pouvoir diriger cette mission?

Encore une qui ne croit pas en moi! C'est vraiment rageant! Merde je ne suis plus une louveteau!


  • Ce n'est pas que je ne te fais pas confiance, continue-t-elle, mais je me fais tout de même du soucie. Tu es ma petite sœur et je ne veux pas que tu fasses quelque chose simplement pour m'en mettre plein la vue même si...

  • Il n'y a pas de même si ok? Je suis très bien capable de me débrouiller et je ne ferais pas quelque chose simplement pour t'épater. Tu es ma rivale, ok, mais je ne comptes pas me faire tuer pour des conn...

  • OK, te fâches pas ! J'ai compris. Je te fais confiance. Allez, salut.

  • Ouais.


Bordel. Non mais, qu'est-ce qu'il ne faut pas entendre! Moi, vouloir l'impressionner? Elle est folle ou quoi!? Je continue de rager quelques instants mais plusieurs explosions lointaines me dressent les oreilles en l'air. Ça vient du centre-ville. L'air chaud qui en dégage me fait du bien, mais l'odeur de feu ne me dit rien qui vaille. Je presse le pas et me dirige vers le lieu des explosions. Je n'ai pas le temps de me rendre que deux autres détonnent plusieurs centaines de mètres à... j'écoute les sons de l'écho attentivement. À droite. Mais qu'est-ce que c'est que tout ce raffut ? La cité à toujours été très paisible, sauf quelques voyous par-ci par-là, de jeunes loups se croyant rebelles et des voleurs misérables, mais des explosions... J'espère que Diex ne va pas annuler la mission juste pour ça.


Je ne suis pas la seule à n'y rien comprendre, j'entends les autres gardiens s'exclamer, se questionner et jurer dans mon oreillette. Je me gratte la tête un petit moment, cherchant ce que je suis censée faire dans tous ceci. J'arrive bien rapidement à la conclusion que les explosions sont aléatoires et que les bombes sont activées à distance. Donc, retrouver le malfaiteur révèle du pur miracle. Quelque chose arrête ma pensée. Le silence. Déjà? Déjà c'est un bien grand mot tout de même... ça fait quand même quatre explosions... Sauf aux entraînements, je n'ai jamais entendu autant d'explosions dans un laps de temps si court. Au loin, je vois les immenses boules de feu s'élever dans les airs.


  • Asaka, Asaka est-ce que ça va? Tout va bien?

  • Oui Eni, tout est ok. Je vais très bien.

  • Ouf, que la lune soit louée! Tu vois bien, Az, qu'on a besoin de toi à la cité.

  • J'admets que c'est du jamais vu, cependant il y a suffisamment de gardiens pour s'occuper de tout ça pendant mon absence. Et ne recommence pas sur ce sujet, on en a assez discuté.

  • Bon, je te laisse, je vais faire ma ronde.

  • Je t'aime, me dit-il d'une voix très sincère.

  • Je sais. Et moi aussi, de tout mon cœur. Allez, salut.


Je m'assure de régler mon casque d'écoute et mon micro sur le champ spécifique aux gardiens puis je me dirige vers la mer. De là, je ferai la ville vers le Nord-Est et je redescendrai toujours vers l'Est. Une fois que j'aurai traversée la ville de long en large, j'en ferai le tour puis j'irai surveiller la forêt quelques heures. Avec de la chance, je verrai Zao, et Niu ne se pointera jamais à mes yeux, ni à mon flair.

 

Chapitre 1

Humains

 

Leur supérieur en chef entre puis leur pointe la sortie sans dire un seul mot. Tous mettent le cran de sureté et rangent leurs armes, puis passent dans la prochaine pièce. Jay les suit puis referme la porte derrière lui. Le ciel clair fait maintenant place à une pluie battante. Ookami, Jeremiah et Kavin les attendent dans une Jeep, prête pour le retour vers la base militaire. En chemin, Jay annonce à toute l'équipe ceux qui feront partie ou non de la mission tant attendue.


  • Comme je dois choisir les moins bouseux d'entre-vous, ceux qui iront se faire buter par une bande d'animaux sauvages sont Jack, Alex, Sam, Raph, Pierre-Luc et Jeremiah.

  • Pourquoi lui et pas moi? Demande Kavin, contrarié.

  • Parce qu'il a tenter de les sauver. Il n'est pas ''mort'' comme un abruti sans cervelle en ne faisant strictement rien de sa peau comme toi! Et Ookami, t'es trop compulsif. Tu restes. La prochaine fois, t'auras qu'à écouter les ordres bon sang!

  • Ouais, ouais, ouais. Si il saurait diriger une équipe, j'aurais une raison de l'écouter!

  • Écoute-moi bien le morveux, toi, rendu à la base, tu va me faire 20 tours le plus rapidement possible et si ce n'est pas à mon goût, tu feras 200 push-up en plus. C'est clair? Lance Alexandre.

  • Ouais...


Une fois arrivés, tous débarquent du quatre roues motrices. Contrariés, Kavin et Ookami descendent en dernier. Ils n'ont parler à personnes durant tout le trajet, contrairement aux autres gars qui ne cessaient de se féliciter pour leur bon travail. Jay entre dans le complexe suivit de ses officiers. Ils suivent les corridors durant plusieurs minutes, sachant tous exactement où ils se dirigent. Arrivés au bout d'un corridor, ils entrent dans une pièce vaste et sombre. Alexandre allume les lumières puis Jay, Samuel, Raphaël, Jack, Bob et Jeremiah entre à leur tour. Kavin et Ookami se font refuser l'accès par leur supérieur puis Alexandre referme la porte derrière lui. La pièce est plutôt simple; un écran géant, trois énormes mallettes renforcées une table et 10 sièges au centre. Chacun prends place à la tablé tandis que Jay appuie sur un bouton, puis l'écran s'illumine.

  • Voici comment ça fonctionne, les humains sont arrivés un beau jour, ils ont évoluer, ils ont pris possession de leur territoire, la Terre au complet, puis ils l'ont détruit sans aucun scrupules. Maintenant ils savent se qu'ils auraient dut faire, mais il est trop tard. Et puis, un beau jour, quelqu'un à découvert qu'il y avait un autre continent de la même grosseur que le notre. Fouillez-moi à savoir qui et comment il à découvert ça! De toute façon on s'en fou pas mal.

  • T'en as pour longtemps? Sérieusement, je voudrais bien aller voir ma femme moi! Chiale Jack.

  • La ferme! Ça sera déjà ça de fait! J'étais rendu où là? Ha ouais! Bon, l'idée c'est qu'on veux avoir ce territoire. Le problème, ils y a des...loups, ou en tout cas, quelque chose de la même famille. Leur description est plutôt vague. Ils seraient bipèdes auraient des..

  • Bipèdes? Questionne Jack.

  • Ils marchent sur deux jambes, ignare! Répond Raphaël.

  • Haa!

  • Vous êtes vraiment une bande de cons! C'est pas croyable! En gros, ils ont des oreilles de loups, une queue, un museau...

  • C'est tout? Interpelle Alexandre. Ce barbu à lunettes ne cesse de questionner sur tout. Il voudrait surement tout savoir, mais personne ne lui reproche, c'est justement sa grande qualité.

  • Bah heu... c'est tout ce que l'on sait...Répond Jay, mal alaise de ne pas savoir la réponse.

  • Mouais, dit Alex la main à la barbe, cela ne décrit pas suffisamment un ennemie pour réussir à le discerner complètement.

  • Eh bien tu le diss... ça là! Bientôt ton ennemie! Vous partez tous dans trois jours.

  • Minutes, on va faire quoi exactement? Questionne Bob.

  • Vous allez voir s'ils sont sauvages, amicaux et si on peut leur prendre leur continent.

  • Simplement pour leur voler leurs terres!? S'indigne Raphaël.

  • Non, en même temps, essayez de prendre un otage mâle et une femelle, qu'on puisse les examiner. De toute façon, ils restent des animaux alors on s'en fiches de leur piquer leur territoire.

  • Je ne trouve pas que c'est la meilleure façon de repartir à neuf. Argument Alexandre.

  • J'm'en fou de ce que tu penses! Le gouvernement m'a ordonné de trouver une solution viable au problème des désert en contentent évolution.

  • Justement, si nous avons un problème si majeur avec tous ces déserts, c'est parce que nous avons totalement épuisé les ressources de la planète.

  • Non, juste celles de notre partie de la planète. Il en reste toujours une!

  • À quoi bon, on va finir par faire pareille!

  • Surement, mais nous, tous ici, on sera mort depuis longtemps avant de voir ça!

  • Ce n'est pas une façon de résonner.

  • J'M'EN CALISS! JE SUIS VOTRE SUPÉRIEUR ET VOUS FAITES CE QUE JE DIT POINT BAR!

  • Choisissez vos armes et foutez le camp d'ici, ok?

  • Ouais, faisons ça!


Jay s'approche de l'énorme valise et l'ouvre d'un coup de pied frustré. La mallette se renverse sur le dos et quelques armes en sortent. L'équipe se lève nonchalant et s'avance pour regarder le trésor de plus près. Samuel est le premier à choisir ses armes. L'expert en armement se prend le plus gros fusil et le contemple, sourire sadique au visage puis il regarde Jay d'un œil. Ce dernier devine ce que son petit soldat veut savoir et soupir avant de s'exécuter.


  • Ce que t'as là, c'est un RC-P120. Il a un capacité de 180 munitions par chargeur et il tire à un taux de 25 balles à la seconde. Balles perforantes, en passant.

  • Ho ouais! C'est pour moi ça!


Se disant, il se penche et prends un couteau court. Il se fait rapidement jeter un mauvais œil par les autres, sauf Raphaël qui en connais la raison.


  • Bah quoi, on sait jamais! Lance Sam en levant les épaules.

  • Bon écouter, crache Jay en regardant le sol, la vrai raison de cette foutue mission c'est de réussir à créer une entente avec les loups pour qu'ils nous laissent habiter leur territoire en échange de notre technologie, si on peut vraiment arriver à un accord...


  • Booon! Tu vois, t'es capable de dire la vérité des fois! Blase Bob.

  • T'as gueule toi!


Un sourire au visage, Bob se lance vers la caisse et se choisit 2 magnum argent.


  • DY357-LX. 1 balle par seconde, 6 munitions par barils.

  • Cool!


Alexandre poursuit. Après quelques secondes en fouiner et mélanger toute les armes restantes, ils en ressort un fusil à pompe.


  • Tu connais déjà, fusil a pompe tactique. Une cartouche au deux secondes. 9 cartouches rangeables sur le coté.


Sans dire mot, il enfouit sa tête de nouveau dans la mallette et en sort une lame.


  • Sam, t'as des bonnes idées...parfois. Rigole Alex en rangeant son couteau.

  • Au moins, moi j'en ai des idées!

  • Crétin!

  • En passant, départ dans trois jours les idiots, marmonne Jay

  • ON SAIT!


Jack, lui, se prends un CMP150, une mitrailleuse légère tirant 15 balles secondes avec un chargeur de 32 balles. Raphaël se dégotte un fusil sniper et un couteau. Tirant 1 balles à toutes les 4 secondes, son armes est très lente, mais qu'elle puissance de feu! Jay sort de la pièce aussi rapidement que possible, laissant l'équipe derrière lui.


Il referme la porte sèchement puis s'adosse dessus.

  • C'est bien certain que si on peux faire de ces loups nos esclaves, ça serait encore mieux. Mais qu'est-ce que je dis là? C'est exactement ce qui va se passer!

Jay esquisse un sourire malveillant puis retourne à ses occupations.


**


Toute l'équipe, resté dans la salle, contemple leurs armes et se raconte quelques idioties au passage avant de laisser le tout sur la table et de sortir. Chacun s'empresse d'aller à leur voiture et de se diriger à la maison. Paysage désertique à perte de vue. Ni campagnes, ni lacs, ni forêts. Simplement des routes totalement droites s'étirant sur des kilomètres à n'en plus finir. Chacun d'eux appuie à fond, poussant leurs moteurs à bout par cette chaleur torride.

 

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