Chapitre 5

Loups

Ouff! Ils n'ont pas étés très difficiles à distancer. Ils sont surement affectés par quelque chose ou bien ils ne voulaient que nous faire peur, sinon ils nous auraient rattraper. J'ose même pas imaginer ce qui se serait passer après...Adossées à un arbre, ma sœur et moi nous somme crevée. Totalement vidée. Faut avouer que l'on a rarement courue aussi rapidement aussi longtemps, mais quand la mort vous court après, c'est pas le temps de ralentir!

 

  • Il faut qu'on trouve de la boue. Me dit Zaoma.

  • Bonne idée, ils ne nous trouverons pas si facilement après!

  • Aussitôt que notre odeurs sera cacher, on retourne à la plage pour voir si il y a des débris puis on fiches le camp de...

  • HEY! C'est moi la chef!

  • … Ok, alors qu'est-ce que tu suggères, chef?

  • Heu...on fait ce que tu viens de dire!

  • Conne!

  • Idiote!

 

J'aurais bien dit ''chienne'' mais je ne crois pas que ce soit de l'agacement rendue là. Je me lève et flair ma trace. Je vais la suivre mais je vais rester quelques mètres vers la gauche. Je demande à Zaoma de faire pareil, mais à droite. Puisqu'on à déjà fait le trajet du centre, on le connait, une de chaque coté nous permet de trouver de la boue et aussi ça peut permettre à l'autre de se préparer en cas d'attaque si la première est attaquée. Je n'arrête pas de flairer les alentours pour plusieurs raisons; ça sens bon, il y a tellement de nouvelles choses, je ne veux pas perdre ma trace et m'égarer, mais surtout, je ne veux pas tomber sur les humains. Je les flaire, c'est déjà une mauvaise chose, mais ils on l'air de s'éloigner. C'est au moins ça. On continue d'avancer lentement et en silence.

 

Quelques minutes plus tard, je trouve un petit marais. J'avertis Zaoma et j'entre lentement dans la boue. Rendue à la hauteur du ventre, je me rends compte que c'est plus profond que ce que je pensais. Je m'enfonce un peut plus avant de décider d'arrêter rendue au cou. Il ne me restera que mes cheveux, mais j'ai pas envie d'avoir de la boue dans les oreilles. En me retournant, Zaoma me fait signe de me plonger la tête.

 

  • Oublie ça! C'est trop nul d'avoir de la boue dans les oreilles!

  • T'aimes mieux mourir?

  • Grrr, merde...

 

Vaincue, je plonge ma tête dans la mélasse brunâtre. J'en ressort le plus rapidement possible, mais il est déjà trop tard, j'ai déjà les oreilles pleines de boue. J'entends en sourdine. Je m'efforce d'en enlever le plus possible en me penchant la tête et en grattant. J'arrive finalement à en retirer une bonne partie, le reste partira lorsque sec. Zaoma à l'air d'avoir plus de difficulté à s'en débarrasser. J'en profite pour rire d'elle avant de reprendre mon sérieux. Je tente de trouver toutes odeurs humaines. Il semblerait qu'ils se sont éloignés. Bien. Mais il y a quelque chose qui m'agace. J'arrive à percevoir l'odeur du sang et quelque chose d'autre, mais le sang est plus oppressant, il masque l'autre senteur. J'en avertie Zaoma qui renifle à son tour.

 

  • Un humain.

  • Tu crois?

  • Surement. Ça y ressemble en tout cas.

  • Un humain blesser? Ça doit s'être produit lors de l'explosion.

  • Surement. C'est une chance à prendre.

  • On va pouvoir le tuer avant que les autres le trouve, le soigne et qu'ils...

  • Asaka, tu n'est qu'une conne.

  • On va profiter de cette chance pour étudier cette espèce. S'il nous attaque ou se débat, à ce moment on le tuera.

  • Tu va causer notre perte ma sœur.

  • Arrêtes tes sottises!

 

Elle va nous tuer. C'est certain. Mais en même temps, la curiosité m'invite à la suivre. C'est à moi de décidé, je suis la chef...mais je n'ai aucune idée de quoi faire. Va pour ma sœur. Si elle veut le questionner et faire quoique se soit, ok, mais moi je vais sortir mon flingue et je le garderai à l'œil.

  • Bon ok. On va voir ce qui en est, mais je t'avertis, s'il nous arrive quelque chose, je te force à chasser pour moi pour un an!

  • Ok. Mais si il ne se passe rien, tu me va me devoir des excuses ET je serai en charge de cette mission.

  • Ha là non! Les excuses ça va, mais je ne te laisserai pas ma mission! J'ai besoin de ces bénéfices!

  • Ne t'inquiètes pas, tu garderas ton titre et t'aura les honneurs, mais je vais diriger. T'es trop impulsive.

  • Impulsive? Hey! Non mais et toi alors? Bon, j'accepte. On a une entente.

  • Parfait maintenant allons...qu'est-ce qu'on fait maintenant, chef?

  • On va voir cet humain. Et on verra bien ce qui arrivera.

 

On se met en route vers la plage. Je prends mon MK4 tout de suite, pour est certaine. Mais en y repensant, ma guitare est bien plus utile. Je range mon flingue et prends ma guitare. Je sers fortement le manche dans ma patte. Après un moment, je me rends compte qu'on serait mieux de courir. On est vraiment loin dans la forêt. Sans avertir Zao, je replace mon instrument dans mon dos et commence à courir. Le vent sur mon visage me fait le plus grand bien et toutes ces nouvelles odeurs m'enchantes. Ma sœur me dépasse par la droite. Je lui fait une grimace, mais je n'accélère pas pour autant.

 

On a mis patte sur la plage en un rien de temps, mais on s'est ravisée aussitôt; et si il nous narguait? Si il nous appâtait? On est retournée dans le bois. Mais... là ça fait un petit moment que je suis cachée et je commence à en avoir marre. J'entends ma sœur se lever. Elle me regarde d'un air curieux. Je lui souris. Elle s'avance vers l'humain. Je la prends par la patte et la couche au sol rapidement. Je lui murmure à l'oreille;

 

  • T'es folle? Qu'est-ce que tu fais?

  • T'inquiètes pas. Sens son odeur, ça à peur. Ça n'a pas bougé depuis qu'on est caché. Je crois que ça dors. En plus, il est seul. Laisse-moi faire, je vais aller lui parler.

  • Garde tes distances. On ne sait de ce que ces capables de faire.

  • Je sais.

 

Elle se relève et m'invite à la suivre. Je prends ma guitare et je la suis, mais d'un peu plus loin. On avance doucement, précautionneusement. Zaoma lui demande si ça va mais il nous réponds dans une langue totalement étrangère. Il n'y a même pas de mot dans ce que ça dit!

 

  • Heu...Zaoma...j'crois que...heu...c'est moins évolué que ce qu'on pensait....c'est même pas foutue de dire un mot...

  • OUBIEN, C'est plus évoluer que ce qu'on pensait et son langage nous est simplement inconnue.

  • T'as surement raison...

  • Mais regarde ça, cet humain n'as pas l'air de nous vouloir de mal.

  • Tant qu'à regarder, je peux te dire que ces très étrange...Aucune oreille, pas de museau, pas de griffes, pas de crocs, c'est petit...il..

 

Ses pattes! Ses pattes, on diraient les miennes, mais sans orteils, ni griffes. Elle sont...luisantes...C'est vraiment étrange.

 

  • Hey Asaka, t'as vu ses pattes? On dirait des fausses pattes mais plus...

  • Oui j'ai vue.

 

Ils rasent leur fourrure! ...C'est très laid. À Nouak, quelques loup se rasent entièrement comme cela, et c'est vraiment laid. Ils disent que c'est plus frais, mais que la lune en soit témoin, c'est affreux. Ha...je viens de remarquer, ils ne rasent pas totalement leur fourrure...celui-là en a encore un peu sur le visage. Vue comme ça, sur le dos, en sang, sans défense, ils ont l'air très faible ces humains.

 

Zaoma s'approche d'avantage mais l'humain panique et tente de se reculer. Ma sœur essaie le langage des signes tout en lui disait exactement ce qu'elle lui mime.

 

  • Ça sert à rien, il te comprends pas. Lui dis-je.

  • Non, mais si il peut deviner quelques mots, au moins on aura gagné ça.

  • Ouais, ouais.

 

En tout cas, ça à l'air d'avoir compris ce que ma sœur voulait lui dire puisque ça fait des geste tout en continuant de parler. Je décide de faire ma job de gardienne, je m'éloigne de ces deux là pour vérifier que les autres humains n'ont pas masqués leur odeurs eux aussi. Tout d'un coup qu'ils nous attaqueraient. Je ne m'éloigne pas très loin de ma sœur, si elle est en danger je pourrai intervenir rapidement, et si c'est moi, l'inverse sera possible aussi, mais je m'efforce d'écouter tout les bruits de la forêt. Je ne porte aucune attention à ce qu'ils se disent ou se qu'ils font. Au matin, après une nuit super longue et ennuyante, mais tout aussi stressante, Zaoma viens me voir.

 

  • Hey.

  • Salut.

  • J'ai appris ça langue.

  • QUOI?

  • Ouais, moi aussi je suis surprise. Quand j'ai commencer à comprendre ce que ça me disait, je croyais que c'était ça qui avait appris notre langue et quand je lui parlait, il me disait toujours la même chose.

  • Hey là...tu peux parler comme lui?

 

Elle me réponds, mais je ne comprends absolument rien. Elle me sourit et me pousse vers l'humain.

 

  • Qu'est-ce que je suis censée faire?

  • Parle et écoute ce que ça dit. Me réponds Zaoma.

  • Est-ce que ça sait que tu parles sont langage?

  • Je crois que non, mais c'est probablement incertain de se que ça sait.

  • Heu...quoi?

  • Parles-y et écoute ce qu'il te dit.

  • Ok, ok.

 

Ma sœur explique à l'humain de continuer comme tout à l'heure mais avec moi, puis elle s'en va monter la garde. Ça n'as pas l'air d'être très heureux à l'idée de parler une journée complète de plus. Je le comprends, je n'ai pas plus envie que cet humain de parler. Tant pis! Je décide de décrire tout ce qu'on à autour de nous. La forêt, la mer, la plage, le ciel, les odeurs, les animaux...Je parles de tout ce que je vois et sens. Pendant que je ''discute'', ma sœurette parle la langue des humains. Je me retourne et la fixe. Elle semble sérieuse, mais lorsque l'humain lui réponds, elle me sourit et m'explique.

 

  • Je lui ai demandé s'il les humains avaient des intentions hostiles face à nous. Il m'assure que non.

  • C'est sur que non, il n'est pas pour dire oui alors qu'il est blesser!

  • Tais-toi donc et écoute-ça!

  • Mouais...

 

En début de soirée, je remarque que je comprends ce langage. C'est stupéfiant de voir à quel point j'ai appris rapidement! Et c'est vraiment simpliste comme langage! Mais peut-être qu'il nous apprends simplement la base, devinant que ce n'est que pour nous débrouiller entre-nous...ou bien pour nous aider à l'aider...pour nous trahir par la suite? Je décide d'essayer ce langage.

 

  • S..salut. Dis-je.

  • Wow! Toi aussi tu parles français!

  • Quoi? C'est quoi ça le...fran...franss...

  • Fran--çait. C'est ma langue.

  • Français.

  • Oui.

 

Zaoma vient me voir et me raconte ce qui l'a faisait marré toute la journée, mais dans notre langue.

 

  • Ce qui est drôle, ce que tu as appris un langage en chanson.

  • Ça à chanté toute la journée. Et toit tu viens d'apprendre tout ça sur des chansons!

 

Vue de se point, c'est vrai que c'est con. Mais tout les moyens sont bons pour se comprendre. Je décide de m'avancer de ça. Je plante ma guitare dans le sol, entre nous deux, mais je me suis quand même approcher...c'est une bonne chose?

 

  • Hey, toi. Humain. Tu as un nom?

  • Pierk-louk

  • Pierk-louk?

  • Non...c'est Pierk-louk... me dit-il.

  • C'est ce que j'ai dit, Pierk-louk.

  • Appelez-moi Bob.

  • Bob? Tu as deux nom? Demande Zaoma

  • On peut dire ça...

 

C'est vraiment compliqué comme espèce...

 

  • Dit nous, Bob, est-ce que tu guéris rapidement?

  • Heu...d'ici une semaine ça devraient être ok.

  • UNE SEMAINE! Non mais j'y crois pas! Ce n'est pas si important comme blessure!

  • V..vous?

  • Une journée ou deux pour une blessure de cette taille. Réponde-ai-je sèchement.

  • Bob, je m'appelle Zaoma et voici ma sœur Asaka.

  • Vous..êtes des sœurs?

  • Qu'est-ce que ça veux dire ça, comme question? HEIN!

  • Asaka calme toi.

  • Ça pourrait au moins flairer au lieux d'être aussi...aussi... Laisse faire!

  • Désolé...j'ai pas voulut vous insulter, je..on peut simplement pas flairer.

  • Ça a raison ma sœur, il n'as pas de museau.

  • En faites...j'ai un nez.

  • Un quoi?

 

Il fait allusion à son mini-museau en plein centre de son visage. C'est loin d'être beau le museau séparer de la gueule comme ça...beurk!

 

  • Des oreilles? Vous n'en avez pas ou bien elles sont si petites qu'elles sont cacher par vos cheveux.

  • Elles sont là.

 

Ouach! Sur les cotés! C'est...je crois que je vais vomir! Si c'est ça l'évolution, je veux rester insignifiante et inutile! Je reste louve à jamais! Au diable l'évolution! Finalement, ça me remonte dans la gorge. Je détourne la tête et vomit. Ce n'est pas mon dernier repas, tout est déjà digéré depuis longtemps, mais c'est aussi dégueulasse. Moins dégueux que l'humain je crois...non, pas à ce point là...mais c'est très près.

 

  • Ça va..heu..A...Asaka?C'est ça?

  • Ouais, ça...ça va. J'ai simplement l'évolution de trop près...

  • ...

  • Laisse...

 

Zaoma me donne un coup de patte dans le dos, amicalement.

 

  • Cette aventure nous fera du bien, autant pour apprendre des choses, que pour voir de nouveaux paysages. Me dit-elle dans notre langue.

  • De..qu'est-ce..qu'est-ce que vous...dites? Demande l'humain timidement.

 

Son odeur...Il a peur! Son odeur est infusée de...enfin c'est très complexe, mais je sens sa peur. C'est marrant de voir l'espèce dominante avoir la trouille pour rien! Mais j'aurais peut-être bien peur moi-aussi si une autre espèce se pointait et apprendrais ma langue en un rien de temps mais continuerait de parler entre-eux...

 

  • Je...je peux..vous faire confiance?

  • Toi, qui NOUS demande confiance après tout ce qui se

  • ASAKA! Ferme ta gueule!

  • Commence pas Zao! Si on est ici c'est tout à cause de ça et des autres qui sont avec!

  • Q...quoi? Je ne comprends pas...

 

Ho...on s'est disputée dans notre langue...c'est peut-être mieux comme ça...

 

  • Qu'est-ce que tu veux, humain?

  • D...dormir, sans avoir peur de..de me...que vous...m'attaquiez...

  • Que nous...

 

Zaoma explose de rire. J'esquisse un sourire, mais sans plus.

 

  • C'est réciproque. Ne tente rien, et nous ferons pareil. Laisse savoir ma sœur, encore un large sourire à la gueule.

 

Je m'éloigne de l'humain et j'éclate de rire à mon tour. C'est si tordant! Nous, les loups, nous deux, deux simples louves, deux simples sœurs, nous avions peur d'une race qui à plus peur de nous que nous d'eux. Nous avions peur d'une race aussi petite et sans défense comme ça! Ils n'ont ni griffes, ni crocs, je parie qu'ils ne sont pas forts, ils ne guérissent que très lentement, leur langage est simple...Ils n'ont rien du tout! Ils ne sont rien du tout! Depuis si longtemps que l'on les craint et c'est eux qui ont peur! C'est pitoyable, autant pour nous qu'eux! Ils ne sont visiblement pas fait pour vivre en pleine nature! Non. J'y pense, peur-être qu'ils ne sont simplement pas habitué à notre écosystème, à nos températures. Peut-être que ce n'est que lui qui est comme ça. Peut-être que les autres sont tout autres choses. Peut-être est-il jeune aussi? Ils vivent possiblement tous dans un environnement extrêmement différent du nôtre....Je ne sais vraiment pas quoi en penser...

 

Zaoma doit comprendre mes pensés, elle n'as pas l'air aussi enjouée que tout à l'heure. Elle doit surement penser que ces humains sont tous très fort.

 

  • Tu penses comme moi? Lui demandai-je.

  • Tu penses qu'on devrait le surveiller de plus près?

  • Non, je me dis que cet humain est probablement jeune, ou bien il n'est simplement pas habitué de vivre dans un environnement comme le notre, ce qui expliquerait pourquoi il nous semble pitoyable.

  • C'est possible. Très possible. À ne pas espéré, mais plausible.

  • J'vais me cacher dans la forêt et tu restes sur la plage. Si les autres viennent, ils ne verront seulement une des deux, l'autre pourra envisagé la solution la plus adéquate.

  • Ok, mais ils peuvent toujours nous flairer, notre odeur n'est plus masquer du tout.

  • Je sais, mais on n'a pas le choix.

  • D'accord.

 

Je retourne dans les bois et je saute sur une branche d'arbre, puis une autre. Je stop là. Mon espèce n'a jamais été faites pour grimper dans les arbres, et plus j'irai haut, plus j'ai de chances d'y rester... Je m'adosse contre le tronc et je scout tout autour, flairant de temps en temps, mais surtout en écoutant très attentivement. Mes oreilles bougent dans tous les sens, captant tout les sons de la nature, mais il n'y rien d'inquiétant.

J'en ai marre. Je suis mal placée, j'ai une point qui me plante dans le dos. Le vent ne souffle plus et l'arbre retient la chaleur entre ses branche. J'ai chaud et je ne peux pas jouer de guitare pour ne pas nous faire repérée. Le soleil va se lever bientôt et rien ne c'est passé. Je suppose que descendre de mon arbre ne causerait aucun problème. Non? Ha, et puis tant pis! Je descends! Je jette un coup d'œil en bas et décide de tout sauter une seul fois au lieu de tenter de descendre branche par branche. Je place ma guitare sur mon dos et saute. Je tombe au sol assez durement, mais je ne me suis pas fait mal, quand même! Je me dirige vers ma sœur grâce à son odeur. Je la vois, elle est assise sur une roche près de la mer. L'humain entre nous deux, je fais un petit détour pour aller la voir. Passé l'humain, j'entends des mouvements. En une fraction de seconde, je me retourne, sors mon pistolet et braque mon arme vers la tête de l'humain. Ça lève les pattes en l'air, un air apeuré. C'est ça qui à peur! Non mais! Et moi! Ça bouge à quelques mètres de moi! Merde! Je m'éloigne un peu, mais je le garde en joue. Très lentement, il se tourne sur le coté et place une de ses pattes dans son dos.

 

  • D...Du calme! Me dit-il. J...j'veux juste éloigner mon...

  • Tais-toi!

  • S...s'il vous plait.

  • Asaka, tu peux le laisser faire, je l'ai dans mon viseur aussi.

 

Zaoma se place à ma droite. Je vois très bien son sniper pointé directement la tête de l'humain.

 

  • Bon, je te laisse faire, mais si tu fais un seul mouvement brusque, tu nous sers de bouffe.

 

Encore plus lentement que plus tôt, il place sa patte derrière son dos. Il fait un mouvement très lent et sort quelque chose. Deux choses. Grises. Il les pose dans le sable, tout près de lui et se recouche. Je lui ordonne de me dire ce que c'est.

 

  • Mes flingues.

  • Des armes! Quel genre d'arme?

  • Le même genre que vous deux.

  • Lance les moi.

  • Mais je...

  • LANCE!

 

Il exécute aussitôt. Ses deux choses grises à mes pattes, je me penche et les ramasse. Je range mon MK4 et examine les armes humaines. Beaucoup plus petite, plus fragile. Plus lourd par contre. Six munitions par armes, c'est très peu. Mais, comment faire pour recharger, et comment les munitions fond-t-elle pour ne pas tomber? Cette technologie est très bizarre et intrigante. Je donne les deux objets à ma sœur qui l'examine sous tous les angles. Le soleil se lève. Une autre journée débute pendant que ma vison s'appauvrit, comme toujours.

 

Humains

 

Pendant quelques minutes, Pierre-Luc se disait qu'il allait crever là. Maintenant que sa peur est passée, il se dit plutôt qu'il va survivre, mais il mourra dans la jungle avec les autres, d'ici quelques jours au plus. Si ce n'est pas les loups, se sera d'autres animaux. Pas presser de se lever, il reste sur le dos et ferme les yeux. Sa jambe ne lui fait pas mal, mais s'il tente de bouger, la douleur est imminente.

 

Loin de là, dans la forêt, les autres sont super stressés. Chacun regarde dans toutes les directions, leurs armes braquées partout. Les écouteurs d'Alex crachent un son aiguë avant de laisser place à la voix de Jay.

 

  • Vous m'entendez? Allo? Allo? Les bouseux? Bandes de minables vous êtes là?

  • Oui on est là! C'est pas grâce à toi!

  • QUOI! MAIS COMMENT AVEZ-VOUS...

  • Comment on a quoi?

  • Rien. Rien du tout. Tout le monde est en vie?

  • Oui. Heu non...Jeremiah est mort.

  • Dommage.

  • Ouais, en plus on ne peut pas l'enterrer, il à exploser avec le bateau.

  • Alors le bateau à vraiment exploser dans ce cas!

  • Qu'est-ce que tu veux dire? Explique-toi.

  • Heu...je me suis fait dire....heu... qu'il n'était pas assez solide pour heu...la...la mission, ouais c'est ça!

  • Tu mens.

  • HEY! La ferme. Comment ça se présentent?

  • On a attaqués les loups mais ils ont contre-attaqué aussitôt. Les deux bateaux sont h-s. On a nager jusque sur une île, mais on est avec ces animaux et on a perdu Bob.

  • Tant pis pour vous! Vous avez été entrainé pour faire face à tout les types de situations alors débrouillez-vous! Avant que le dernier d'entre-vous crève, vous me laisserai un message, que j'envoie une autre équipe plus compétente.

  • Va te faire foutre!

 

Les autres, silencieux, ont tout écouté, et deviné. Jack pose la question qui tue;

 

  • On fait quoi maintenant?

  • On retourne à la plage, décide Sam.

  • Non, on se fait un camp de survie. Contredit Alexandre

  • Ici?

  • A moins que quelqu'un ai eu l'idée de prendre de la bouffe avant d'aller à l'eau...

  • J'ai des biscuits dans mes poches!

 

Sam tâte ses poches de pantalons et soupir.

 

  • Oublier ça, j'ai rien dit...

  • On aurait pas survécu avec tes biscuits de toute façon.

 

Raphaël tente une autre fois d'appeler Bob sur sa fréquence, mais ce dernier ne répond toujours pas. Désespérés, Samuel et Raphaël commencent à couper des branches de toutes les grosseurs avec leurs couteaux. Les autres ramasse des roches pour faire le tour de leur abris. Alexandre observe chaque arbre et chaque possibilité pour faire des barrières avec des branches.

 

Quelques heures plus tard, lorsque leur camp commencent à ressemblé à un camp; deux murs de branches attachées ensembles avec de petites branches, un toit fabriqué de la même façon, une barricade de troncs d'arbres morts autours d'eux, ils font le point sur la situation.

 

  • Pas de vivres.

  • Deux hommes en moins. Aucun moyens de rentrer à la maison.

  • Pris avec les loups.

  • On ne connait aucunement la géographie, la faune et la flore.

  • Mais on a une cabane de fortune. On est encore tout les quatre.

  • Bob est peut-être pas mot.

  • On à de quoi faire un feu pour ce soir?

  • Pour attirer les loups!? Non.

  • Merde.

 

**

 

Pierre-Luc vient tout juste de se rendre compte qu'il n'a plus son micro et ses écouteurs. Tant pis! Il fera sans. Pour le moment, se reposer est la meilleur solution. Sentant du sable sur lui, il ouvre les yeux. Son cœur semble se bloquer. Bob est incapable de bouger. Figer comme une barre. Devant lui se dresse quelque chose d'imposant. Un animal des plus dangereux. Un loup. Une louve, en faites. L'homme est d'autant plus angoissé, la crainte se lit dans ses yeux. Elle lui parle, ce qui le fait paniquer encore plus.

 

  • Ne me bouffe pas, je goute le sable!

 

Quelque secondes de silence. Une véritable éternité. Une éternité dont même les dieux trouvent longue, une voix lui fiche la trouille. Une voix qui ne provient pas de l'animal devant lui. Rapidement, il trouve d'où provient cette voix. Une autre louve. Soudain il se rappelle avoir vu trois ombres sautés à l'eau. Il cherche désespérément le troisième, mais ne le trouve pas. Des tonnes de scénarios morbides lui viennent en tête. Il fini par se résonner lorsque les deux animaux arrêtes de se parler. Celle qui se tient devant lui s'avance. Pierre-Luc s'affole et tente de s'éloigner le plus possible. Elle s'arrête, l'autre semble lui parler dans une langue qu'il ne comprend absolument rien, tout pour l'apeurer encore plus. L'animal le plus près de lui commence à lui parler, mais elle mime en même temps.

 

Peut-être....peut-être qu'elles ne lui veulent pas de mal. Oui, peut-être qu'après tout, les loups sont civilisés et sont paisible. Il ne faisait peut-être que pêcher...et ils vivent ici. Ce n'est peut-être pas une île, mais le deuxième continent, si légendaire. Il tente se faire comprendre à son tour.

 

  • Ne, me, manger, pas. Je veux vivre.

 

La louve lui réponds quelque chose, mais Pierre-Luc porte plus attention à la deuxième qui s'éloigne d'eux.

 

Plusieurs heures plus tard et beaucoup moins de salive dans la bouche. Alors que le soleil se lève et que Bob en a marre de discuter pour sa survie, la louve se lève et s'éloigne. Le soldat profite de se temps de repos pour reprendre sa salive. La deuxième louve s'approche de lui, poussée par la première. Cette dernière lui mime quelque chose. Sans trop être certain, Pierre-Luc croit qu'il doit continuer de faire comme il a fait toute la nuit. Il soupir et prends son souffle. La première louve s'éloigne, la deuxième soupire. Elle ne semble pas très enjouée d'être près du soldat. Elle commence à lui dire quelque chose mais il l'a coupe pour lui chanter l'hymne québécois; gens du pays. Tout de suite après, il commence à chanter plusieurs chansons des Comboys Fringuants. Étant le seul groupe québécois qui chante français avec Noir Silence et Vilain Pingouin, il décide de chanter tout ce qu'il connait.

 

Une répertoire pratiquement éplucher au complet, et une journée plus tard Bob se fait couper.

 

  • S...Salut

  • Wow! Toi aussi tu parles français!

  • Quoi? C'est quoi ça le...fran...franss...

  • Fran--çait. C'est ma langue.

  • Français.

  • Oui.

 

L'autre vient voir et elles se parlent. Ça semble drôle puisque la plus grande sourit.

 

  • Hey, toi. Humain. Tu as un nom?

  • Pierre-Luc

  • Pierk-louk?

  • Non...c'est Pierre-Luc....

  • C'est ce que j'ai dit, Pierk-louk.

  • Appelez-moi Bob.

  • Bob? Tu as deux nom? Demande la plus grande

  • On peut dire ça...

 

Quand c'est trop compliquer dire Pierre-Luc...Au moins elles savent dire Bob...en faites, qu'elles savent parler français après seulement 24 heures, c'est vraiment inimaginable! Pas étonnant que les écrits disent qu'ils règneront sur les humains!

 

  • Dit nous, Bob, est-ce que tu guéris rapidement?

  • Heu...d'ici une semaine ça devraient être ok.

  • UNE SEMAINE! Non mais j'y crois pas! Ce n'est pas si important comme blessure!

  • V..vous?

  • Une journée ou deux pour une blessure de cette taille. Réponds celle aux cheveux bleus.

  • Bob, je m'appelle Zaoma et voici ma sœur Asaka.

  • Vous...êtes des sœurs?

  • Qu'est-ce que ça veux dire ça, comme question? HEIN!

  • Asaka calme toi.

  • Ça pourrait au moins flairer au lieux d'être aussi...aussi... Laisse faire!

  • Désolé...j'ai pas voulut vous insulter, je...on peut simplement pas flairer.

  • Ça à raison ma sœur, il n'as pas de museau.

  • En faites...j'ai un nez.

  • Un quoi?

 

Bob pointe son nez.

 

  • Des oreilles? Vous n'en avez pas ou bien elles sont si petites qu'elles sont cacher par vos cheveux.

  • Elles sont là.

 

Il les pointes et se dit que c'est exactement comme d'apprendre des trucs à un bébé...sauf que les deux bébé doivent peser dans les 90 kilos, ils sont très menaçant, ont des griffes, des crocs, sont armés...finalement, c'est pas du tout comme d'apprendre à un bébé. Celle aux cheveux bleus ne semble pas bien se porter. Rapidement, elle détourne le regard et vomit. Encore perplexe quant à leurs intentions, Pierre-Luc tente de se faire amis avec eux.

 

  • Ça va..heu..A...Asaka?C'est ça?

  • Ouais, ça...ça va. J'ai simplement l'évolution de trop près...

  • ...

  • Laisse...

 

Qu'est-ce qu'elle veut dire par là? L'évolution de quoi? Elle fait allusion à ses oreilles? La grande...Zaoma donne une tape dans le dos de sa sœur, comme lui avec Jack de temps en temps... Finalement, ces animaux ressemblent aux humains. Elle commence à discuter...dans leur langue.

 

  • Q...quoi? Je ne comprends pas...

  • Qu'est-ce que tu veux, humain?

  • D...dormir, sans avoir peur de..de me...que vous...m'attaquiez...

  • Que nous...

 

La grande se met à rire, l'autre n'as pas l'air très joviale par contre. Mais pourquoi elle rit? Qu'est-ce qu'il y a de drôle?

Ils sont herbivores les loups?

 

  • C'est réciproque. Ne tente rien, et nous ferons pareil.

 

Soulagé, Bob se repose enfin. Quoique se soit un repos des plus léger, puisqu'il se méfie encore de ces animaux. Leur parole semble être solide, mais il ne faut jamais tout prendre pour acquis. Quelques instants avant de sombrer dans un sommeil léger, le membre de l'E.S.C.M.L remarque une chose; ce que la louve Asaka prend comme bouclier ressemble étrangement beaucoup à une guitare. C'est seulement lorsque l'animal dépose son arme au sol que le soldat comprend qu'il s'agit effectivement d'une véritable guitare.

 

**

 

À chaque heure écoulée dans cette jungle au semblant sinistre, un nouveau membre est désigné de garde jusqu'au tour suivant. De cette façon, les membres de l'équipe sont plus rassurer de savoir quelqu'un protéger les arrières...et cotés et devant. Cependant, même avec un d'eux pour surveiller, tous ont leurs armes charger et prête à faire feu. Tous ont déjà fait une ronde, deux fois chacun, excepter Raphaël qui ne fait que calculer pour d'innombrables possibilités engagent les loups dans d'innombrables scénarios...

 

 

**

 

Avec un fusil pointé sur sa tempe, la louve rouge ne rigole pas. Peut-être que Bob aurait dut y penser avant de sauter dans les airs, en apparence sans raisons, mais il y a une raison. Une bestiole c'est frayer un chemin sous sa blouse, le hic, c'est que le soldat n'as pas de preuve, puisqu'elle à ficher le camp. Lorsqu'il s'est lever, probablement. L'autre louve n'as même pas l'air de lui porter attention, mais de toute façon, c'est plus de celle qui à des pieds qu'il doit se préoccuper. Elle est vraiment stressée pour agir ainsi, ou bien elle se méfie, ou encore, les deux en même temps. Mixte explosif. Cette...Asaka est une vraie bombe à retardement. Il devra faire très attention à ses faits et gestes pour ne pas se mériter une balle dans le crâne. Toujours sous la menace, l'homme de guerre tente de calmer la bête.

 

  • Du calme. Aller, range ton arme s'il te plait. Je...je ne veux rien faire de mal. J'ai simplement fait au saut à cause d'une bestiole qui s'est glisser sous mes vêtements.

  • Tu me prends pour une conne? Tu crois que je vais avaler tes conneries, humains?

  • Mais qu'est-ce que je pourrais possiblement faire, je n'ai même pas mes armes!

  • On sait ce que ta race est capable de faire, je te fais pas confiance.

  • Vous...vous savez pour notre continent?

  • Assis-toi dans le sable comme tout à l'heure et ne tente rien, ou j'aurai ta peau.

 

Loin d'être bon pour calmer les autres, Pierre-Luc décide de se plier aux ordres de l'animal. Satisfaite, elle s'éloigne de lui, mais ses oreilles pointent constamment dans la direction du soldat. Longue journée en vue.

 

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